Pas de cadeaux pour les travailleurs de Triumph en Thaïlande et aux Philippines !
Triumph International a licencié ces dernières semaines près de 3.660 travailleurs (dont une majorité de femmes) dans ses filiales de Thaïlande et des Philippines. La direction de Triumph justifie ces licenciements du fait de la crise économique. Mais pour les travailleuses, la crise n’est qu’un prétexte pour se débarrasser des syndicats. En effet, les usines concernées par des restructurations sont des usines syndiquées.
Les travailleuses thaïlandaises et Philippines se mobilisent pour défendre leurs droits. Le 24 juillet, elles étaient plus de 1000 à défiler dans les rues de Bangkok. Depuis, elles mènent des actions en Thaïlande et aux Philippines, mais aussi à Hong Kong et maintenant en Europe (Suisse, Allemagne, Autriche, Danemark, Pays-Bas et Belgique). Ce 3 décembre, quatre d’entre elles ont déposé, au nom de leurs syndicats, une plainte contre Triumph International au point de contact OCDE en Suisse.
Ces derniers mois, Triumph a licencié plus de 3.600 travailleurs, dont une majorité de femmes. 1959 des 4.200 travailleurs de sa filiale thaïe Body Fashion Thailand et la totalité des 1663 travailleurs de ses filiales Philippines Triumph International Philippines et Star Performance Incorporated. Ces travailleurs ont perdu leur emploi et donc leur source de revenu. Ils doivent avec leur famille, faire face à un futur incertain en ces temps de crise.
Pour justifier ses décisions, Triumph fait justement référence à la crise économique. Pourtant, dans son dernier rapport annuel, Triumph nous informait que ses filiales asiatiques s’étaient bien comportées, malgré la crise. Triumph licencie massivement dans des usines syndicalement actives. Les syndicats y ont notamment défendu activement les droits des travailleurs. Dans le même temps, d’autres usines, non syndiquées celles-là, ne subissent aucune perte d’emploi.
Dans le processus des licenciements, Triumph n’a pas engagé de négociations avec les organisations syndicales et s’est dès lors mis en porte à faux avec les normes internationales du travail. Triumph a dès lors enfreint les lignes directrices de l’OCDE à destination des multinationales et la convention 158 de l’Organisation internationale du travail. Ces organisations syndicales ont dès lors porté plainte au point de contact OCDE en Suisse.
Monsieur Spiessofer, je vous demande de prendre vos responsabilités et d’immédiatement réengager sans conditions les travailleurs licenciés et d’engager des négociations avec les organisations syndicales impliquées.
Je vous prie d’agréer, Monsieur Spiesshofer, mes salutations distinguées.
Sincèrement,
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