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ASIA FLOOR WAGE   
 

UN SALAIRE MINIMUM VITAL EST UN DROIT HUMAIN.
FAISONS-LE RESPECTER !


« Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. » Déclaration Universelle des Droits de l’Homme Article 23*

Les travailleurs qui fabriquent nos vêtements ne jouissent généralement pas de ce droit.


Un salaire minimum vital doit permettre au travailleur de couvrir les besoins essentiels de sa famille : l’alimentation, le logement, l’habillement, la garde des enfants, l’éducation, la santé, le transport et l’énergie. Les rémunérations habituellement pratiquées dans l’industrie de la confection textile ne permettent même pas aux travailleurs de nourrir ni de loger décemment leurs familles.

La personne qui coud les vêtements que nous portons est typiquement une femme sous-payée, qui travaille de trop nombreuses heures, dont la santé est précaire, qui subit des sanctions lorsqu’elle se plaint de ses conditions de travail et qui a charge de famille.

Le coût de la vie est certes moins élevé au Bangladesh, en Chine ou en Indonésie, là où nos vêtements sont produits, qu’en Europe ou en Amérique du Nord, où ils sont vendus. Mais où qu’ils soient, les travailleurs sont en droit de gagner suffisamment d’argent pour vivre. Dans la très grande majorité des cas, ceux qui confectionnent nos vêtements ne sont tout simplement pas payés assez.

Agir maintennat avec la Campagne Vêtements Propres

Qui est responsable ?

Ce sont les patrons qui fixent et paient les salaires dans leurs usines et ce sont les gouvernements locaux qui déterminent le salaire minimum légal d’application dans l’industrie. Ils ont des responsabilités évidentes en matière de fixation de salaires décents. Les organisations locales de défense des droits humains et des droits des travailleurs sont en première ligne pour les pousser à assumer ces responsabilités.



Plus près de nous, les entreprises de distribution ont également une lourde responsabilité en matière de pratiques salariales dans leurs filières d’approvisionnement. Les plus importantes d’entre elles exercent une très forte pression, notamment en matière de prix. Lorsque grands distributeurs et discounters paient leurs fournisseurs à des niveaux de prix qui ne tiennent pas compte d’un salaire minimum vital, ils tirent un profit direct de la pauvreté des travailleurs. Sans aucun doute, une rémunération décente des travailleurs de l’habillement passe par un changement des pratiques au sommet de la filière d’approvisionnement occupée aujourd’hui par les grands distributeurs mondiaux et les discounters.

Interpellées, certaines de ces entreprises ont longtemps balayé cette exigence d’un revers de la main, estimant impossible de déterminer concrètement le montant d’un salaire minimum vital. Cette attitude n’est évidemment pas admissible. En Asie par exemple, dans sept des principaux pays de production de vêtements2, une coalition d’organisations de défense des droits des travailleurs a mis une proposition concrète sur la table : une manière simple de calculer un salaire décent, sur une base identique pour tous les travailleurs de l’habillement en Asie. C’est l’Asia Floor Wage.

Plus d’hésitation possible. Les grands distributeurs ont aujourd’hui l’opportunité de s’engager concrètement pour mettre un terme à la pauvreté qui caractérise les conditions de vie des travailleurs de l’habillement. En collaboration avec l’alliance Asia Floor Wage ils peuvent prendre des initiatives pour faire en sorte que les travailleurs qui produisent les vêtements qu’ils vendent jouissent d’un salaire vital.

Vous pouvez les encourager en ce sens. Joignez votre voix à celles qui exigent un salaire minimum vital pour les travailleurs de l’habillement. Signez et envoyez le message ci-dessous aux directions d’Aldi, Carrefour, Cora, Lidl et Trafic.

En savoir plus sur l’Asia Floor Wage

Agir maintenant


--- Notes ---

* Pour préciser le fait que gagner un salaire minimum vital ne doit pas être le résultat de multiples emplois et d’heures de travail excessives la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme précise dans son Article 24 : « Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques. » Le terme “salaire vital” apparaît également dans le préambule de la Constitution de l’Organisation internationale du travail ainsi que dans la Déclaration de Philadelphie qui lui a été annexée en 1944.

** Bangladesh, Chine, Inde, Indonésie, Pakistan, Sri Lanka, Thaïlande.



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