Retour à l'accueil
 

Jouets

- Intro
- Non Merci Saint Nicolas
- Nos demandes
- Activités et actions
- Enquête

Campagnes

Introduction
Actions urgentes
Meilleur Marché
Jouets
Sports
Electroniques
Vêtements de travail
Achats publics
Archives


Restez informé
Contactez-nous
Liens
FAQ


Rechercher :

Retour à l'accueil



 
Bienvenue dans le monde (pas si) merveilleux de Disney…   
 

Fin 2007 déjà, la SACOM (Association des étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises) publiait des rapports d’enquêtes menées chez des fournisseurs chinois de Disney. Si les interpellations de Disney ont permis des améliorations dans certaines usines, dans d’autres, la situation reste inchangée. C’est notamment le cas pour les travailleurs des usines Tianyu Toys et Yonglida Toys.

Dans les usines de Tianyu Toys et Yonglida Toys, des centaines d’ouvriers chinois, majoritairement des femmes, fabriquent pour Disney des peluches et autres jouets à l’effigie des personnages de la marque, dans des conditions extrêmement dures et dangereuses.

Soutenez les demandes de la Sacom. Ecrivez maintenant à Disney.


Jusqu’à 15 heures de travail par jour
Tianyu Toys impose une journée de travail de 12 à 15h. Il n’est pas rare que la journée finisse à minuit. Pendant la saison haute, lorsque les commandes affluent, les ouvriers ne sont même pas autorisés à prendre de jours de repos. Chez Yonglida, des conditions similaires ont pu être observées, et les ouvriers manquent tous de sommeil.

Des salaires de misère
Chez Tinayu Toys, une ouvrière en charge de la couture finale des peluches « Winnie l’ourson » gagne à peine 1 centime d’euro par pièce fabriquée. Pour atteindre des salaires à peu près soutenables, les ouvriers sont contraints de faire de nombreuses heures supplémentaires. La direction impose en outre des quotas de production, et si les ouvriers ne les atteignent pas, ils ne sont tout simplement pas payés.

« Pendant la saison basse, je gagne à peine 48 à 58 euros par moi, ce qui est bien en dessous du salaire minimum légal qui est de 67 euros par mois.. L’hébergement et la nourriture me coûtent 12,6 euros, ce qui correspond à peu près à un quart de mon salaire, automatiquement déduit de ma paye. Le reste me suffit à peine pour vivre… ».

Des conditions de travail dangereuses
Dans l’atelier « peinture » de Tianyu Toys, les ouvriers souffrent de la chaleur insoutenable qui règne dans les locaux. Les ventilateurs restent généralement éteints, pour « préserver la qualité de la peinture et du produit fini ». Les ouvriers disent souffrir de graves maux de tête et d’estomac tant ces odeurs sont insupportables.

Des dortoirs insalubres
Chez Yonglida, les ouvriers dorment dans des dortoirs exigus et surpeuplés. Chaque dortoir accueille ainsi entre 8 et 16 ouvriers. L’odeur dans les toilettes communes est abominable et les locaux sont infestés de rats et autres vermines.


Disney ne respecte pas son propre code de conduite
Selon Disney, le respect des droits humains chez ses fournisseurs est au centre de ses préoccupations. À l’instar des autres grandes multinationales du jouet, Disney s’est dotée dès 1996 d’un code de conduite, à destination des fabricants qui contient la liste des exigences de la société en matière notamment de droits de l’Homme au travail et qui couvre l’ensemble des droits fondamentaux des travailleurs. Il a été traduit en 50 langues, accompagné de milliers de formations, et de dizaines de milliers d’audits sociaux, réalisés dans plus de 50 pays à travers le monde, y compris en Chine. Pourtant, le rapport d'enquête le prouve, ces dispositions ne sont pas appliquées dans ces deux usines. Alors, d’où vient le problème ?

Des ouvriers qui n’ont pas voix au chapitre
Chez Tianyu et Yonglida Toys, aucun des ouvriers interrogés par la SACOM n’avait jamais entendu parler du Code de Conduite Disney... pire, chez Tianyu Toys, l’enquête de la SACOM révèle que, en prévision des audits, la direction avait préparé une série de questions-réponses types à destination des travailleurs. Des sessions de formation destinées à leur apprendre comment répondre « correctement » aux questions des auditeurs ont même été organisées. Les employés étaient prévenus : « s’(ils) répond(aient) mal aux questions des auditeurs, (l’usine) perdrait des commandes et (ils) perdr(aient) leur emploi »…

En Chine, les travailleurs ne sont pas libres de former des syndicats de leur choix ou d’y adhérer, puisque le gouvernement n’a pas souscrit aux normes fondamentales de l’Organisation internationale du travail sur la liberté d’association et de négociation collective. Or, les organisations de la société civile le martèlent depuis des années : pour que les droits des travailleurs soient réellement respectés dans les pays producteurs, il faut avant tout que les travailleurs connaissent leurs droits et qu’ils soient en mesure de les défendre eux-mêmes.

Des pratiques d’achat coupables
Certes, la responsabilité des bas salaires revient en tout premier lieu aux fournisseurs eux-mêmes, qui violent la législation de leur pays en même temps que les dispositions internationales et celles du Code de conduite de Disney. Mais les multinationales comme Disney doivent reconnaître que leurs pratiques d’achat, et en particulier, la pression exercée pour obtenir des prix toujours plus bas, constituent un obstacle majeur à l’amélioration des salaires dans les chaînes d’approvisionnement du secteur du jouet.

Écrivez au PDG de Disney pour soutenir les demandes des travailleurs et de la SACOM :
- d’augmenter le prix à la commande afin de permettre à ses fournisseurs de payer un salaire décent aux ouvriers,
- de favoriser la création de mécanismes de représentation des travailleurs chez tous les fournisseurs de Disney,
- d’engager un dialogue sérieux avec la SACOM et les organisations syndicales internationales, en vue d’améliorer sa responsabilité sociale tout au long de sa chaîne d’approvisionnement en Chine et dans d’autres pays.


La Campagne Vêtements Propres n’appelle pas au boycott de Disney car cela nuit souvent en premier lieu aux ouvrier(e)s concerné(e)s. Nous vous invitons à une mobilisation citoyenne pour que cette entreprise assume sa responsabilité sociale et modifie ses pratiques d’achats.

Une campagne internationale visant Disney
Menée par SACOM, cette campagne rassemble plusieurs organisations de défense des droits des travailleurs, notamment: United Students against Sweatshops (USAS), Writers Guild of America (WGA), National Labour Committee (NLC), Sweatshop Watch, Clean Clothes Campaign Austria, Peuples Solidaires et la Campagne Vêtements Propres. Dans le cadre de cette campagne, trois rapports sont disponibles sur le site internet de SACOM (en anglais).

Pour aller plus loin :
- Le livre « Jouets de la mondialisation »
- Le jeu « Non merci St Nicolas ! »
- Le rapport d'enquête précédent



Copyright © 2005-2010 Campagne Vêtements Propres - Conception & Réalisation : asbl Inform'Action - Autres crédits